Si les stands présents au salon Salute cette année sont révélateurs d’une tendance, alors le jeu de figurines à petite échelle est en passe de devenir la prochaine grande mode. De nombreuses entreprises se tournent vers le 15 mm et le 10 mm afin d’offrir davantage de contenu. Le principal avantage de ce format est de pouvoir aligner de véritables armées sur la table pour un faible coût. Dans ce contexte, Full Spectrum Dominance (ou FSD) a une longueur d’avance sur cette tendance. Grâce à son format 6mm, il propose une expérience wargame complète sur une surface équivalente à celle d’une table basse.
Qu’est-ce que Full Spectrum Dominance ?
Créé par The Lazy Forger, Full Spectrum Dominance est un jeu de figurines de science-fiction en 6 mm. Vous y prenez le commandement d’une force de combat composée de méchas, d’infanterie, de chars et d’aéronefs. L’objectif ici n’est pas de détruire totalement votre adversaire en quelques tours, mais de remporter les objectifs du scénario avant tout.

Son univers
FSD nous plonge dans un futur lointain… mais qui reste étrangement proche du nôtre. Ici, pas d’invasion extraterrestre à repousser — sauf si l’on considère l’intelligence artificielle comme une forme de vie alien. Et sans grande surprise, cette IA a fini par échapper à tout contrôle avant de se retourner contre l’humanité. D’un côté, les humains représentaient une menace potentielle pour sa survie ; de l’autre, ils occupaient des mondes regorgeant de ressources stratégiques. Or, comme cette même humanité avait intégré l’IA dans tous les aspects de son quotidien — des robots domestiques à la navigation spatiale — l’effondrement est devenu inévitable.
L’univers dégage une ambiance cyberpunk particulièrement marquée. Humains et intelligences artificielles se livrent une lutte permanente pour les ressources et la survie. Mais l’humanité n’est pas unie pour autant : aucun front commun ne s’oppose réellement à la Tech. Corporations, syndicats, armées privées et groupes mercenaires poursuivent chacun leurs propres intérêts. On retrouve tous les codes du cyberpunk, mais sans opposition simpliste entre “bons” et “méchants”. Personne n’a réellement le beau rôle.
Cette identité se retrouve aussi dans les décors. Ils ne cherchent pas à être “beaux” au sens traditionnel du terme, mais impressionnent par leur crédibilité. Imaginez un croisement entre Blade Runner et Star Trek. Les bâtiments et les habitations, en particulier, racontent presque leur propre histoire : celle d’un monde post-apocalyptique où la civilisation continue tant bien que mal à fonctionner. Le confort, lui, a disparu depuis longtemps. Et après une ou deux générations, cette réalité est simplement devenue la normalité.
Que signifie Full Spectrum Dominance ?
Full Spectrum Dominance est un concept militaire américain désignant la capacité à dominer tous les domaines d’un conflit : terrestre, aérien, spatial, informationnel, etc. L’équivalent le plus proche en français serait suprématie sur tous les fronts. On se couchera moins bête !
Ce qu’il faut pour jouer
En 6 mm, FSD se joue sur une surface très compacte : une table de 60 × 90 cm (3 × 2 pieds) suffit largement. Les troupes sont représentées par des socles et le système reste volontairement souple en matière de soclage. Même les plus imposants méchas ou véhicules du jeu dépassent rarement la taille d’une figurine classique en 28 mm, tandis que les décors suivent la même logique d’échelle réduite.
Concrètement, deux armées complètes accompagnées de leur terrain tiennent facilement dans deux boîtes au format A4. Une seule boîte peut déjà contenir une ou deux forces — voire trois si vous optimisez vraiment l’espace — tandis que la seconde servira principalement aux décors, petits eux aussi, mais indispensables en grande quantité pour donner vie à la table.
Côté matériel, votre réserve de dés doit être variée. Le jeu utilise principalement des D6, D8 et D10, avec parfois un D12 selon les situations. Prévoyez-en quatre ou cinq de chaque type pour jouer confortablement. Toutes les distances étant exprimées en “DU” (Distance d’Unité), le système fonctionne aussi bien en métrique qu’en impérial. À l’échelle 6 mm, 1 DU correspond approximativement à 3 pouces.
Tout cela reste cependant très flexible. Dans l’esprit, FSD est totalement agnostique en matière de figurines et d’échelle. Rien ne vous empêche donc d’y jouer en 28 mm avec les figurines que vous possédez déjà. Mais ce serait passer un peu à côté de l’un des grands atouts du jeu : les excellents designs proposés par The Lazy Forger.
Mais j’y reviendrai plus tard, car il est temps d’entrer dans le véritable cœur de FSD : son système de règles !

Le système de jeu
Si je devais résumer FSD en une seule phrase, je dirais que c’est un jeu tactique à petite échelle, basé sur les objectifs, construit autour d’une économie d’activation et de prises de décision constantes.
Activations
Les activations peuvent se déclencher de différentes manières et selon plusieurs timings bien distincts. En début de partie, le scénario vous fournit un pool de dés d’activation généralement autour de 12. Ces dés servent à activer vos unités. Et d’ailleurs tout comme dans Saga, les règles du jeu limite leur utilisation.
À chaque tour, vous pouvez lancer jusqu’à 8 dés dans votre réserve d’activation, dans la plupart des scénarios, tout en ayant la possibilité d’en conserver certains sur vos cartes d’unité. Si vous choisissez d’en mettre de côté pour déclencher des capacités spécifiques, vous pouvez potentiellement disposer de l’intégralité de vos 12 dés en jeu, à condition de bien planifier vos tours.
Anatomie d’une carte
Sur le papier, cela peut sembler assez technique, donc je pense qu’il vaut mieux illustrer mes propos avec un exemple concret. Prenons par exemple une carte de profil, celui d’un char de combat de base. Voyons comment son activation se déroule en pratique.
Il s’agit ici d’un char de bataille de la faction des Enlisted. Il possède :
- une action gratuite S1 (mitrailleuse légère)
- une action S2 (canon principal) qui nécessite un 5 ou un 6 sur votre dé d’activation pour être utilisée
- et d’autres éléments que nous verrons plus tard
Après avoir lancé votre réserve de dés d’activation, vous pouvez utiliser n’importe quel dé, quelle que soit sa valeur, pour activer une unité. Une unité activée peut effectuer deux actions. Par exemple, avec ce char de combat principal, vous pouvez :
- vous déplacer jusqu’à 3 Distance d’Unités (DU)
- tirer avec votre action gratuite
- ou utiliser un dé supplémentaire de votre réserve pour tirer au canon principal
Pour activer efficacement cette unité, il vous faut donc au minimum deux dés. Vous pouvez aussi choisir de tirer deux fois avec le canon principal, ce qui consommera un dé supplémentaire. À ce stade, il ne vous reste plus que 5 dés (= 8-3) pour activer le reste de vos forces.
Heureusement, vous pouvez également utiliser la valeur de Commandement (CMD) de ce char pour activer une autre unité. Comme il n’a qu’une valeur de CMD de 1, vous pouvez, au début de son activation, désigner une autre unité située dans votre champ de vision et à 2 DU afin de l’activer également après la résolution de l’activation du char.
La prise de décision au centre du gameplay
En termes de gameplay, cela signifie que vous êtes constamment en train d’arbitrer vos choix. Les attaques doivent être planifiées. Vos unités peuvent être dispersées sur toute la table, mais elles deviennent alors moins efficaces et nécessitent probablement des dés précieux pour être activées.
Il est donc souvent judicieux de mettre de côté certains dés d’activation en début de tour. Cela vous permet de verrouiller les actions que vous souhaitez effectuer plus tard. Et même les résultats de 1 sont utiles — ce qui peut parfois provoquer quelques jurons lorsque vous n’en obtenez pas !
Une fois le dé d’activation utilisé et toutes les activations liées résolues, la main passe à votre adversaire. Le jeu continue ainsi jusqu’à ce que les deux joueurs aient épuisé leurs dés d’activation et passent leur tour.
Le timing
À chaque tour, les deux joueurs lancent leurs dés pour constituer leur réserve d’activation. Même si vous avez perdu le jet d’initiative et devez jouer en second. C’est un point important, car cela vous permet de réagir aux actions de votre adversaire et d’éviter de simplement subir ses mouvements sans pouvoir intervenir.
Prenons un exemple : votre char de combat principal est pris pour cible par un petit robot agressif. Il vient d’entrer dans son champ de vision. Vous pouvez alors choisir de dépenser un dé de votre réserve d’activation pour donner UNE seule action à votre unité. Cela vous permet soit de vous repositionner, soit de riposter immédiatement dès que la cible est à portée. Cela peut sauver votre char dans certaines situations critiques. En contrepartie vos activations seront moins efficaces, puisqu’il vous restera une action de moins sur ce tour.
Cette mécanique rend le champ de bataille très réactif et dynamique. Vous devez anticiper vos actions pour tirer le meilleur parti de votre armée, au risque de vous faire déborder tactiquement, car le jeu est très létal.
Il est aussi important de noter qu’une unité ne peut être activée qu’une seule fois par tour. Le choix du moment d’activation est donc crucial.
Le système de combat
Affirmer que les combats des unités est un simple pierre-papier-ciseaux serait réducteur. Il est vrai que le jeu est assez létal, et les chasseurs de chars par exemple en sont une belle illustration. Ceci dit, la mécanique de combat est plus profonde que cela.
Reprenons notre char de combat principal. Il dispose de deux armes pour faire disparaître des cibles :
- une mitrailleuse légère
- un canon redoutable,
Comme expliqué plus haut, la mitrailleuse légère est gratuite et ne consomme pas de dés d’activation. Pour toucher, elle lance 3 dés D6 classiques. Le seuil de réussite dépend de la valeur de Défense de la cible. Lorsque deux chars s’affrontent, ils toucheront sur du 4+ par exemple.
Si je lance 3D6, et que j’obtiens les résultat, 2, 4 et 6. J’ai 1 échec et 2 réussites. Le char adverse devra tenter de sauvegarder les deux touches réussie. Pour chaque touche subie, il lance alors un impressionnant jet de sauvegarde de 3D10. Le seuil dépend du nombre de touches reçues : il devra obtenir 4+ et 6+ selon les cas. Le char peut donc encaisser assez efficacement des tirs de mitrailleuse.
Le canon principal, lui, est plus dangereux. Il lance deux D8 et possède une valeur de pénétration d’armure (AP). Si vous touchez avec cette arme, le nombre de dés de sauvegarde de l’adversaire est réduit. Dans ce cas, il est diminué de 2, ce qui ne lui laisse plus qu’un seul D10 à lancer pour sa sauvegarde.
Système de dommages
Imaginons maintenant que ce tir de canon ne puisse pas être entièrement sauvegardé et que deux touches passent. Votre adversaire lance alors un premier D6, et on consulte la partie inférieure de sa carte d’unité :

- Un résultat de 1 signifie la destruction de l’unité : retirez-la du jeu.
- 2-3 réduit votre mouvement de 1 Distance Unit.
- 4-5 supprime l’action S2 (le canon est hors service !).
- 6 réduit votre valeur de sauvegarde et fait descendre votre unité d’un palier : par exemple, un D10 devient un D8.
Le joueur lance ensuite son second D6 (celui de la seconde touche non-sauvegardée). Si ce second jet inflige un effet déjà subi par l’unité, celle-ci est détruite !
La guerre est rugueuse même pour les blindées
Vous pouvez être raisonnablement sûr qu’un char peut encaisser plusieurs coups, mais il n’est pas indestructible pour autant. Vous pouvez prendre des risques, mais rien ne garantit que cela paiera. Perdre un blindage ou une arme est suffisamment handicapant pour être impactant, sans pour autant retirer immédiatement votre figurine de la partie. Vous pouvez toujours agir mais il faudra adapter votre jeu à cette faiblesse. Combiné au système de réactions, cela rend les listes basées sur une frappe alpha particulièrement risquées : tenter de tout écraser dès le début de la partie devient un pari loin d’être évident.

Construire une armée
FSD est un système complet. The Lazy Forger fournit des listes d’armée prêtes à l’emploi pour toutes les factions disponibles à ce jour. Cela vous permet, dans un premier temps, de vous lancer dans le jeu sans avoir à concevoir votre liste d’armée:
Chaque faction possède sa propre esthétique, son identité et sa manière d’aborder le champ de bataille. Vous pouvez composer une armée de type “horde” débordant de troupes, ou au contraire une force ultra-élite composée de quelques unités redoutables. Certains joueurs préféreront des armées fragiles mais extrêmement offensives, tandis que d’autres miseront sur des forces plus résistantes malgré leur infériorité numérique. Et bien sûr, il est aussi possible de mélanger les approches. Il y en a vraiment pour tous les styles de jeu.
Le livre de règles prend également le temps de présenter les motivations et les particularités de chaque faction à travers de courtes histoires et descriptions. Chacune possède une identité marquée, sans pour autant sombrer dans des clichés trop appuyés.

Le format en 60 points
La plupart des parties se jouent au format 60 points, avec des scénarios pouvant inclure des renforts arrivant au fil des tours. Autrement dit, vous ne déployez pas toute votre armée dès le début de la partie dans ces cas-là. En plus des unités recrutées avec vos points, vous pouvez également intégrer des cartes de soutien.
Vous pouvez assigner un commandant de char à un véhicule. Celui-ci ne se contente pas d’apporter une capacité spéciale : il améliore aussi votre valeur de Commandement. Concrètement, cela peut vous permettre d’activer jusqu’à quatre unités au lieu d’une seule. Il offre également un bonus à votre jet d’initiative, puisque vous ajoutez la plus haute valeur de Commandement présente sur la table à votre résultat.
Ces cartes de soutien ne se limitent pas à des bonus passifs. Vous pouvez aussi les utiliser à la place d’un dé d’activation pour déclencher des effets spécifiques :
- réparer une unité,
- désigner une cible pour des tirs indirects,
- accorder un mouvement supplémentaire…
Individuellement, ces effets ne remportent pas forcément une partie. Mais lorsqu’ils sont bien utilisés, ils peuvent clairement faire pencher la balance en votre faveur.
Behemoths et choix tactiques
Avec un nom comme Full Spectrum Dominance, on s’attend naturellement à voir une grande variété d’unités sur la table. Pourtant, avec seulement 60 points, il est souvent impossible de tout inclure dans une même liste. Et comme le jeu repose fortement sur les objectifs, il ne suffit pas de chercher à détruire l’adversaire. Il faut aussi contrôler le terrain et gérer sa mobilité, sous peine d’être rapidement dépassé en activations.
Chaque faction dispose enfin de ses propres Behemoths: Des immenses machines de guerre bénéficiant de scénarios dédiés et influençant fortement la construction des listes. Ils introduisent une manière de jouer très différente et ajoutent une dimension supplémentaire au jeu.
Au final, Full Spectrum Dominance offre une multitude de styles de jeu. Une même faction permet de créer plusieurs types d’armées, offrant ainsi une rejouabilité vertigineuse.
Prise en main
FSD est clairement un système vivant. Sa communauté internationale, déjà bien développée, compte inévitablement des joueurs qui cherchent à pousser les règles dans leurs retranchements, voire à “casser” le système. Ajoutez à cela un créateur particulièrement accessible et à l’écoute des retours, et vous obtenez un jeu aux règles solides, précises et comportant très peu d’ambiguïtés.
Le système se révèle également très intuitif. Une fois les capacités spéciales de votre armée assimilées, vous aurez rarement besoin de revenir au livre de règles. Les cartes d’unité regroupent toutes les informations essentielles et, après quelques parties, même la fiche de référence rapide devient presque superflue.
Absence d’information cachées
Toutes les informations du jeu sont ouvertes : vous pouvez mesurer à l’avance, demander à consulter les cartes d’unité de votre adversaire… il n’y a pas de moments de “piège” ou de règles cachées ici.
J’ai eu l’occasion de faire découvrir le jeu à plusieurs joueurs issus de différents univers du wargame, et tous ont compris rapidement les mécaniques. Très vite, ils se concentraient davantage sur leurs choix tactiques que sur la mémorisation des règles.
Le livre de règles est uniquement disponible en format numérique, mais le PDF est particulièrement soigné. Il propose des illustrations originales, des récits d’ambiance et une mise en page de qualité. Son principal défaut vient surtout de son organisation très “old school”, où les règles et le lore s’entremêlent parfois, obligeant occasionnellement à naviguer entre plusieurs sections pour retrouver une information précise. Heureusement, l’index est clair et la fonction de recherche du PDF compense largement ce point. Personnellement, je reste attaché au format physique : je l’ai donc imprimé, et le résultat est très satisfaisant.
L’état du jeu actuellement
La communauté
La communauté est ouverte, bienveillante, et si vous avez une question, le Discord est probablement le moyen le plus rapide d’obtenir une réponse — souvent directement de l’auteur lui-même. C’est l’avantage des jeux indépendants, c’est que le créateur est très proche de sa communauté !

Trouver des joueurs Full Spectrum Dominance
Rejoignez la communauté Discord Full Spectrum Dominance et trouvez des joueurs près de chez vous.
Un mode solo en développement
De nouveaux contenus sont également en préparation : en plus des figurines mises à jour et de nouveaux décors, un nouveau mode de jeu appelé Swarm mode est en développement. Il s’agit d’un mode solo, vous permettant donc de jouer contre le jeu lui-même si vous le souhaitez.
L’éléphant dans la pièce : l’impression 3D
FSD fait partie de ces jeux — à l’image de Guild Ball — où presque tout peut être obtenu en version numérique. Règles, figurines, décors : si vous possédez une imprimante 3D, le jeu devient une option particulièrement évidente.
Pour un budget très réduit, il est possible d’acheter les règles, une armée complète et un pack de décors, puis d’obtenir un projet entièrement jouable après un simple week-end d’impression. Le tout tiendra probablement dans l’équivalent d’une boîte à chaussures et, avec un week-end supplémentaire consacré à la peinture, vous aurez une armée prête à jouer.
Même sans imprimante 3D — ou sans ami équipé — il existe aujourd’hui de nombreux services d’impression capables de produire tout le nécessaire, même si le coût sera naturellement un peu plus élevé.
Il faut également souligner que le jeu est totalement agnostique en matière d’échelle et de figurines. Autrement dit, vous pouvez très facilement utiliser des modèles que vous possédez déjà. À ce titre, je pense que FSD est probablement l’un des wargames les plus accessibles du moment.
Cela dit, ce serait presque dommage de passer à côté des figurines officielles. Les différentes factions affichent des identités visuelles fortes et cohérentes, avec des designs particulièrement réussis. Les décors suivent la même logique : même un simple rocher bénéficie d’un vrai souci du détail, et la création d’une table ne se limite pas à aligner des ruines ou des terres désolées.
Les photos utilisées dans cet article montrent d’ailleurs une table au style “paradis tropical dystopique”, réalisée presque entièrement avec les éléments de The Lazy Forger (à l’exception des palmiers). Et le résultat fonctionne étonnamment bien. Il ne manque plus que mes cabanes de plage ! 😀

À qui s’adresse ce jeu ?
Une partie dure généralement entre 90 minutes et 2 heures à un rythme détendu. Avec une empreinte réduite (et suffisamment d’espace pour les cartes, les dés et une boisson — environ 120 × 90 cm), c’est un jeu idéal pour le club ou pour jouer chez soi sans complication.
Et même si le système récompense l’investissement et la réflexion à chaque étape, il reste suffisamment léger en surface pour être un excellent jeu apéro, parfait pour lancer quelques dés et discuter en même temps.
La plupart des joueurs de wargame devraient y trouver quelque chose à apprécier:
- L’univers est suffisamment solide pour plaire aux amateurs de narration, et l’enchaînement des parties peut facilement donner lieu à des campagnes scénarisées.
- Les joueurs compétitifs trouveront de nombreux défis à travers les factions et les scénarios orientés objectifs.
- Quant aux peintres et modélistes, les figurines sont un vrai plaisir à travailler, et la petite taille des tables permet de collectionner et construire une grande variété d’environnements.
Conclusion
Allons droit au but : Full Spectrum Dominance dégage cette sensation rare des “gros jeux”, ceux que l’on peut poser sur une table et continuer à explorer pendant des années sans en faire le tour.
Le gameplay est profondément tactique et vous confronte en permanence à des choix engageants. La construction de liste est gratifiante et vous pousse à tirer pleinement parti des forces propres à votre faction. À cela s’ajoutent des figurines et des décors particulièrement réussis, ainsi qu’une communauté active et accueillante.
Si FSD correspond à ce que vous recherchez, je vous invite à tenter l’aventure — idéalement avec un ami, tant qu’à faire !
Article écrit par JBD, un wargamer belge passionné par les jeux de figurines historiques et indés.
Cet article a été écrit par :
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